Entreprise et croissance
Constat
Nos grands groupes se sont imposés avec tout le talent de fondateurs qui ont su conquérir des marchés dans le monde entier. Mais depuis trente ans, aucune jeune entreprise n'a pu atteindre leur rang, comme si l'ascenseur social de l'entreprise était en panne. Nos PME restent petites, fragilisant notre écosystème dans son ensemble. La gestion d'une entreprise en France est un parcours du combattant, surtout pour une PME, en raison de la complexité des réglementations et du poids des obligations administratives. S'ajoutent à cela divers corporatismes et monopoles, qui ne servent que les intérêts particuliers des minorités qui en bénéficient et en bloquent l'accès aux entreprises qui ne sont pas membres du "club".
Au-delà des avantages matériels qu'elle procure à ses salariés et actionnaires, l'entreprise est aussi l'une des principales sources possibles d'épanouissement personnel. Dans "La guerre des deux France", Jacques Marseille écrit : "Dans une France où l'ascenseur social par l'école ne fonctionne plus, la création d'entreprise est devenue l'une des meilleures chances de réussir. 43 % des créateurs ou repreneurs sont employés ou ouvriers, et 10 % sont issus de l'immigration." En plus de la vie sociale qu'elle génère, l'entreprise récompense le travail, le mérite et l'initiative. D'une manière générale, l'enjeu de la croissance économique est donc celui de la qualité de vie de tous les Français.
Analyse
L'instauration d'une forte dynamique de croissance de nos entreprises et de l'économie française est l'un des points clé de notre programme politique. La croissance économique est le seul moyen sérieux et avéré qui puisse augmenter le pouvoir d'achat et vaincre le chômage. Or, la croissance dépend avant tout de l'entreprise.
Les recettes libérales sont, en matière économique, unanimement reconnues pour leur efficacité. Le titre d'un de livres les plus récents de Guy Sorman est éloquent: « L'économie ne ment pas ». Tous les pays qui ont vu leur économie croître rapidement et fortement au cours de la dernière décennie sont ceux dans lesquels il a été mis fin à l'ingérence de l'Etat dans l'économie, où les entraves qui brident l'initiative privée, la concurrence et l'innovation ont été levées. Cette croissance entraîne mécaniquement la création massive d'emplois, l'augmentation du pouvoir d'achat et l'accroissement du bien-être général.
C'est pourquoi notre vision de la France dans 10 ans est celle d'un pays dans lequel une économie florissante entraîne tout le monde vers le haut.
Propositions
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Lever les poids qui pèsent actuellement sur le travail en France : alors que le chômage reste important, un droit du travail trop rigide et complexe incite les entreprises à ne pas embaucher. Si les salaires sont bas, des charges sociales atteignent une ampleur inouïe (80 à 90%) et ponctionnent de manière injustifiée les rémunérations. Il faut donc rendre le marché du travail beaucoup plus fluide pour que les entreprises cessent d'avoir peur d'embaucher. Pour diviser par deux les charges sociales en France, notre système dassurances sociales doit être revu afin de restituer aux Français la responsabilité de choisir leur couverture en fonction de leurs besoins.
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Lever les obstacles qui freinent l'activité de nos entreprises : la libre entreprise doit devenir le principe et les obligations administratives et réglementaires l'exception. Il faut que l'administration soit contrainte de justifier, au regard de l'intérêt général, chacun de ses faits et gestes lorsque son action est susceptible d'entraver l'activité économique. Et il faut mettre fin aux monopoles injustifiés, qui sont aussi inefficaces qu'ils sont coûteux pour la collectivité.
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Revoir notre système d'enseignement, de l'école à la formation continue, afin de le rapprocher des besoins de la vie professionnelle : de l'Education à la formation continue, extrêmement criticable dans son organisation mais qui représente 23 milliards d'euros par an, une vraie réforme structurelle s'impose.
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Mettre fin à l'éternelle tentation française de l'ingérence étatique dans l'économie : les subventions publiques ne réglent pas les problèmes structurels des entreprises en difficulté, ce sont des dépenses publiques à fonds perdus dont le coût, par ailleurs, pènalise les acteurs de la vie économique. Les participations capitalistiques de l'Etat dans le secteur privé sont des avatars historiques qui n'ont plus lieu d'être. L'Etat est un mauvais gestionnaire et l'argent public a manifestement vocation à être affecté au service de l'intérêt général plutôt qu'à des activités de production ou de services. Il faut donc que l'Etat se désengage intégralement du secteur privé, dont il ne peut être qu'un régulateur, jamais un acteur.
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