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Actualité

Voici les derniers ouvrages publiés par des auteurs libéraux ou proches de notre sensibilité, et que nous recommandons à votre lecture :

L'aide fatale : les ravages d'une aide inutile et de nouvelles solutions pour l'Afrique - Dambisa Moyo

Née en Zambie, diplômée d'Oxford et d'Harvard et passée par la Banque Mondiale et Goldman Sachs, Dambisa Moyo affirme que l'assistance financière a été et continue d'être pour une grande partie du monde en développement un total désastre sur le plan économique, politique et humanitaire. Entre 1970 et 1988, quand le flux de l'aide à l'Afrique était à son maximum, le taux de pauvreté des populations s'est accru de façon stupéfiante: il est passé de 11% à 66%. Pourquoi? Adressée directement aux gouvernements, l'aide est facile à subtiliser, elle encourage la corruption à grande échelle et fragilise le pouvoir, objet des plus vives convoitises. Plus grave encore, l'aide sape l'épargne, les investissements locaux, la mise en place d'un vrai système bancaire et l'esprit d'entreprise. Dambisa Moyo propose une série de mesures souvent assez radicales pour sortir de cette spirale. On comprend pourquoi son livre a suscité de si vives réactions et débats au Nord comme au Sud et au cœur des institutions financières nationales et internationales.

Etat de choc, un pays sans fonctionnaires - Xavier de Lesquen

Qui pourrait ainsi imaginer, en France, que des services publics de qualité, adaptés aux exigences de la société, puissent être délivrés sans aucun fonctionnaire ? C’est pourtant ce qu’a découvert Xavier de Lesquen, énarque français et ex-patron de la société AREVA, au cours des deux années passées dans l’enfer ultra-libéral de la Nouvelle Zélande. Dans un livre agréable à lire, bien documenté et à l’ironie souvent mordante, il nous fait découvrir une vision des services publics aux antipodes de l’héritage français.

L’esprit français « armé d’un cartésianisme en forme de couteau suisse, et qui trouve diverses traductions, dont celle du maintien absolu des acquis sociaux » défend coûte que coûte une fonction publique représentant 21,6 % des actifs, dont 4,3 millions sous statut de fonctionnaire à vie. A l’autre bout du monde, sous les latitudes australes, la fonction publique néo-zélandaise ne représente que 12,7 % des actifs, pour une population totale estimée à 4 millions d’habitants. C’est le fruit d’une réforme menée dans la seconde moitié des années quatre-vingts par un gouvernement travailliste fraîchement élu sur un programme clairement libéral.

 

Libéral mais non coupable
Charles Gave

A l'origine de ce livre il y a un principe simple : pour régler les problèmes, il faut les comprendre et pour les comprendre, il faut d'abord les analyser. Toutes les situations de crise grave, comme celle dans laquelle nous nous trouvons, ont des causes à la fois lointaines et proches, difficiles à démêler ; surtout les causes réelles sont souvent cachées par des causes apparentes. Aujourd'hui, c'est le libéralisme qui tient lieu de leurre et de bouc émissaire. J'invite le lecteur à découvrir les vraies causes de la crise.

Ce n'est pas le libéralisme qui est coupable. Les responsabilités résident dans le dévoiement des systèmes bancaires et financiers, dans l'incompétence de certains économistes, dans des erreurs politiques graves dictées par la déresponsabilisation et la démagogie d'instances dirigeantes. C'est pourquoi l'économiste et financier que je suis depuis quarante ans, qui sillonne la planète avec son bâton de pèlerin, non pas pour convertir mais pour rétablir la vérité, reste au fond de lui-même Libéral mais non coupable.

Nous avons reçu Charles Gave le 8 octobre 2009.

 

 L'économie ne ment pas
Guy Sorman

L'économie n'est plus une opinion, c'est une science. Les percées théoriques et leur application politique ont, depuis trente ans, transformé la condition humaine : le monde est entré dans une phase de développement sans précédent. Il n'existe plus désormais qu'un seul système économique : le marché mondialisé. Fondé sur l'innovation incessante et l'esprit d'entreprise, ce système est progressiste et imparfait : il exige des critiques, à condition qu'elles soient scientifiques, et des corrections politiques, à condition qu'elles ne détruisent pas le système lui-même.

Cette économie moderne n'est pas à l'abri des fluctuations, mais le temps des grandes crises semble passé : les nations qui appliquent les enseignements de la science économique connaissent la croissance la plus forte, les mauvais élèves payent par leur stagnation. Ici, Guy Sorman rencontre les grands théoriciens de notre temps et les praticiens ; il montre comment les découvertes théoriques expliquent les succès et les échecs du développement au sein de toutes les civilisations. Ce livre est un état de la connaissance économique à travers le monde.

Nous avons reçu Guy Sorman le 6 Septembre 2009.

 

Au secours, ils veulent la peau du capitalisme

Le but de ce livre n’est pas de défendre le capitalisme et l’économie de marché, lesquels ont prouvé depuis longtemps leur supériorité sur l’économie étatiste, écrit-il. Non, ce livre montre que les accusations portées contre le capitalisme et le libéralisme sont infondées et que ceux qui les profèrent ont souvent intérêt à le faire.

 

Le modèle anti-social français Alain Mathieu

Le « modèle social » français n'atteint pas son but : la part des pauvres dans les transferts sociaux est inférieure à leur part dans la population ! Car les dirigeants politiques, qui décident ces transferts, et les fonctionnaires, qui les appliquent, ont tout intérêt à ne pas les réserver aux pauvres. Ces privilégiés en sont, au premier chef, les bénéficiaires. Truffé de comparaisons avec les meilleurs pays développés, ce livre met en lumière des aspects ignorés de notre paysage social et dégonfle quelques baudruches : le revenu de solidarité active, les aides à l'emploi, le logement « social », la santé « gratuite », le cinéma d'« auteur », les fonctionnaires mal payés, la croissance par la recherche... Cette critique décapante débouche sur des propositions constructives pour combattre la pauvreté, le chômage et l'insuffisance de notre niveau de vie.

 

 L'argent des Français
Jacques Marseille

En un siècle, le Français a vu son pouvoir d'achat multiplié par dix et son temps de travail divisé par deux. Et pourtant, non seulement le Français d'aujourd'hui n'y croit pas vraiment, mais il s'insurgerait presque contre ce constat chiffré. Pour démêler le vrai du faux et de l'illusoire, Jacques Marseille a repris l'ensemble des données disponibles depuis deux cents ans. Il a reconstitué les trajectoires individuelles, mesuré les progrès réels et débusqué les faux-semblants, identifié qui paye, gagne et dépense quoi et où.

Un panorama à la fois historique, régional et social sans précédent qui permet enfin de comprendre les relations d'amour-haine qu'entretiennent les Français avec l'argent. Fort de son immense expérience d'historien de l'économie, Jacques Marseille réussit à élucider le mystère du patrimoine, des revenus et du bas de laine des Français. En essayiste confirmé, il donne à ces chiffres et à la manière dont ils sont perçus toute leur signification.

 

 Les réformes ratées de Nicolas Sarkozy
Pierre Cahuc et André Zylberberg

Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République. Son programme promettait le changement à une France réputée irréformable. Deux ans plus tard, des domaines aussi sensibles que les retraites, le contrat de travail, la représentativité syndicale ont fait l'objet de lois, ou de protocoles d'accord, sans anicroche notable. Nicolas Sarkozy serait-il en train de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué? Un examen minutieux des réformes entreprises prouve que la réalité est tout autre.

Tout commence en octobre 2007 avec la réforme des régimes spéciaux de retraite de la SNCF, d'EDF et de la RATP. Le gouvernement négocie sous le manteau, octroyant de substantiels avantages contre un allongement de la durée de cotisation, sans publier un seul document permettant d'évaluer les économies réalisées. Peu importe, le "succès" a pu être affiché ! Une mécanique infernale s'enclenche alors, tant il est clair que le nouveau Président est prêt à concéder beaucoup pour que ses réformes se "réalisent". En janvier 2008, les partenaires sociaux "modernisent" le marché du travail, mais permettent en réalité le départ en préretraite à 57 ans. En mai 2008, le gouvernement accroît les avantages des taxis aux dépens des usagers. En août 2008, ce sont les principales enseignes de la grande distribution qui se frottent les mains, constatant que leur monopole s'est encore affirmé au détriment des consommateurs. Quant à la défiscalisation des heures supplémentaires, dont le dispositif rappelle par son absurdité celui de l'impôt sur les portes et fenêtres institué par le Directoire, elle prive l'Etat de plusieurs milliards d'euros de rentrées fiscales sans qu'aucun effet sur l'activité ne soit avéré.

En retraçant le cheminement tortueux qui mène des intentions aux résultats, cet ouvrage effectue une plongée salutaire dans les failles de notre système politique et permet de comprendre pourquoi la méthode choisie par Nicolas Sarkozy, mêlant conciliation et volonté d'étouffement, a échoué.

Nous avons reçu Pierre Cahuc avec François Goulard (député UMP) le 12 mai 2009.

 

 C'est trop tard pour la terre

« C'est trop tard pour la terre », « Nos enfants vont hériter d'un monde immonde », « il faut interdire les OGM », « c'est la fin du pétrole » : les inquiétudes - souvent légitimes - concernant l'avenir de la planète donnent lieu à de nombreuses idées reçues.

Le réchauffement de la planète, la pollution, l'épuisement des ressources, la perte de biodiversité seraient les symptômes d'une civilisation qui court à sa perte. L'alarmisme environnemental alimente les propositions des politiques qui surfent avec enthousiasme et démagogie sur la vague écolo.

Sauf que les remèdes proposés sont souvent construits autour de mythes. Certains risquent même de nous engager sur une fausse route, nuisible à la dualité de notre environnement. Pour la première fois, un livre clair et concret permet de démêler le vrai du faux dans la multitude de propositions qui circulent.

 

L'Etat culturel, essai sur une religion moderne - Marc Fumaroli

Entre l'érudition joyeuse et la polémique alerte, L'Etat culturel, essai sur une religion moderne, est aussi une réflexion sur le destin des lettres et des arts français tributaires de l'action culturelle de l'Etat. De la IIIe République à aujourd'hui, parcourant les multiples figures des grandes conceptions de la culture, Marc Fumaroli élargit les analyses en un véritable examen de conscience national, politique et moral. Question : que deviennent l'esprit français, la démocratie libérale en France, sous le régime de l'Etat culturel ? La réponse est dans ce livre.

 

 Eloge du libre échange - Jagdish Bhagwati

Dans cet essai rigoureux, Jagdish Bhagwati expose de manière synthétique l'état des connaissances actuelles en économie sur le commerce international. La conclusion qui se dégage avec force des recherches les plus récentes est que, non seulement le libre échange des marchandises et des services favorise le développement économique mondial, mais surtout ce n'est pas en s'y opposant que les droits sociaux et l'environnement seront mieux protégés. Bhagwati montre que les tentations protectionnistes qui se manifestent aujourd'hui, en particulier avec le mouvement antimondialisation, se font toujours au détriment de la prospérité non seulement des pays qui y succombent, mais aussi des autres. Ce volume comprend également la traduction de l'article sur le " mythe du laissez-faire financier ", où Bhagwati dénonce vigoureusement la libre circulation des capitaux. Initialement publié par la revue Foreign Affairs, il a suscité une vive polémique à sa parution en 1998 ; il fait désormais référence.

 

 

La guerre des deux France - Jacques Marseille

Les Français sont experts dans la déploration et l'auto-flagellation. Depuis trente ans, ils sont persuadés que leur pays est en berne. C'est pourtant le tableau d'une autre France que brosse ici Jacques Marseille, en s'intéressant aux réalités concrètes et à la longue durée plutôt qu'aux impressions superficielles. Depuis 1973, les Français ont gagné sept ans de vie, leur pouvoir d'achat a doublé et leur fortune triplé. Grâce à une France qui travaille, produit mieux que ses concurrents et vend de plus en plus au monde entier. Comment expliquer le sentiment de malaise qui déprime la société française ? C'est que, en fait, celle-ci est affaiblie par trois freins : un Etat vorace et imprévoyant, des syndicats spécialistes de la surenchère et un système éducatif aux performances moins que brillantes. Dans un pays qui n'a plus grand-chose à voir avec celui de 1973, ce sont bien deux France qui s'opposent.

 

Le mystère du capital : pourquoi le capitalisme triomphe toujours en Occident et échoue partout ailleurs - Hernando de Soto

Les pauvres du tiers monde sont plus riches qu'on ne le croit. Mais, explique Hernando de Soto, les biens qu'ils possèdent constituent un " capital mort ", et ce à cause de l'inadaptation du système juridique de la propriété. Tel homme possédera, par exemple, une maison, mais faute d'un titre de propriété officiel, il ne pourra s'en servir pour emprunter et créer une entreprise. Au Pérou, pour obtenir les documents rendant légale une fabrique textile équipée de deux machines à coudre, il faut effectuer dans les services administratifs un périple de 300 jours, à raison de 6 heures par jour... Le résultat n'est pas surprenant : les populations gonflent peu à peu les rangs du secteur " extralégal "- qui regroupe entre 50 et 75 % de la main-d'œuvre des pays émergents. Il faut donc mettre au point des processus de légalisation massive, en s'appuyant sur les règles consensuelles des clandestins eux-mêmes, pour savoir qui peut légitimement se dire propriétaire de quoi. Ce qui revient aussi à imiter ce qu'ont fait les pays occidentaux au cours des siècles passés, notamment les Etats-Unis qui, en régularisant la situation de millions de pionniers, ont su se transformer en une économie moderne. La pauvreté n'est pas une fatalité. Pour changer le monde, il faut commencer par changer notre regard sur lui. Clair et bien étayé, Le Mystère du capital nous invite à cette conversion nécessaire.

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